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Le premier gouvernement de l’ère Tshisekedi, un mélange de nouveauté et des survivants
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Le premier gouvernement de l’ère Tshisekedi, un mélange de nouveauté et des survivants

Il a fallu sept mois. Sept longs mois d’attente. Avant de connaitre enfin le premier gouvernement de la présidence Félix Tshisekedi. La nouvelle équipe gouvernementale a été rendue publique lundi à l’aube depuis le perron du Palais présidentiel de la Cité de l’Union africaine.

« Le gouvernement est enfin là. Le Chef de l’État a enfin signé l’ordonnance »,a déclaré le Premier ministre visiblement soulagé que cette attente qui tenait en haleine les 80 millions de Congolais soit enfin terminée. « Le gouvernement ayant été constitué, on se mettra bientôt au travail après avoir eu l’investiture de l’assemblée nationale », a-t-il d’ailleurs tenu à rassurer.

Les éléphants sur la touche 

Pour y parvenir, Sylvestre Ilunga présente une équipe équilibrée. Avec, surtout, et c’est la grande surprise, quelques visages assez peu connus. Si le Front commun pour le Congo (FCC), majoritaire au Parlement, se taille la part du lion avec 42 postes sur les 65 qui composent le gouvernement, la formation de Joseph Kabila laisse sur la touche ses nombreux éléphants.

Évariste Boshab, Lambert Mende, Néhémie Mwilanya, ou encore Henri Mova, doivent attendre un prochain tour. En revanche, le PPRD, le parti présidentiel reste bien représenté au sommet, à l’image de Célestin Tunda Ya Kasende, nommé Vice-premier ministre et ministre d’État de la Justice et Garde des Sceaux. Tout comme Willy Ngopos, Secrétaire permanent adjoint du parti jaune-bleu, qui prend les Infrastructures et Travaux publics. D’autres vice-primatures se partagent entre CACH et les alliés du FCC. Ainsi, comme, il l’avait souhaité, Félix Tshisekedi place à l’intérieur et sécurité, un proche, en la personne de Gilbert Kankonde. Tandis que l’UNC Jean Baudouin Mayo, bras droit de Vital Kamerhe, récupère le Budget.

Un technocrate aux finances 

Des choix politiques mais aussi de la place pour les technocrates. Concernant notamment les finances pour lesquelles la coalition FCC-CACH fait appel à José Sele. Proche de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, l’actuel Directeur général des Impôts a la lourde tâche de remettre de l’ordre dans les finances publiques en alerte rouge. Idem pour les mines, l’autre secteur très convoité qui sera dirigé par Willy Kitobo, professeur de chimie à l’Université de Lubumbashi. Il avait déjà été ministre provincial des mines dans la province du Katanga.

À noter également le retour mais aussi le maintien des quelques habitués. C’est le cas de l’ancien Vice-président de la république Azarias Ruberwa qui conserve le titre de ministre d’État et va continuer à s’occuper de la décentralisation et de la reforme institutionnelle. Des infrastructures, Thomas Luhaka (MLC libéral) revient au gouvernement à la tête de l’Enseignement supérieur. Ses anciens camarades du MLC, Jean Lucien Bussa (commerce extérieur) et Germain Kambinga (Vice ministre de la formation professionnelle, arts et métiers), sont également de la fête. Tout comme Stève Mbikayi, récompensé à l’Action humanitaire et Solidarité nationale après avoir tenu tête à la fronde de Modeste Bahati Lukwebo.

Des survivants et forcément des déçus. Il fallait faire des choix difficiles pour voir enfin ce gouvernement voir le jour. Pour faire de la place aux femmes aussi. Nommées Vice-premier et ministre du Plan, ministre d’État aux affaires étrangères, Travail et prévoyance sociale ou encore au genre, famille et enfants. Ce n’est pas la grande parité annoncée, mais le premier gouvernement de l’ère Félix Tshisekedi fait la part belle à la gente féminine.

Avec CAS-Info

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